Partez à la rencontre de Bertrand Breton, photographe professionnel, réalisant des reportages dans des clubs de sport. Découvrez son témoignage.
Pouvez-vous vous présenter ? Quels types de reportages réalisez-vous ?
Je m’appelle Bertrand Breton et je suis photographe, basé à Pithiviers dans le Loiret. Je fais des reportages très variés : de la photographie scolaire, du mariage, des portraits de famille, des photos de clubs de sport…. Je fais tout type de photos selon les demandes : par exemple, en ce moment, j’ai aussi un contrat pour faire des photos de voitures anciennes.
Dans quels types de clubs intervenez-vous ?
Pour l’instant, je n’ai travaillé qu’avec des clubs amateurs, sur plein de types de sports différents : danse, twirling bâton, natation artistique, judo, basket, boxe, escrime… En revanche, je n’ai pas expérimenté les sports en extérieur, car la technique photo est plus difficile. Il y a des contraintes, notamment celle de la météo. J’utilise de la fumée pour donner un effet sur mes photos, mais avec le vent c’est trop complexe. Mais je travaille dessus pour pouvoir bientôt m’occuper de ces clubs aussi.

Qu’est ce qui vous a incité à faire des reportages dans des clubs de sport ?
J’ai commencé les clubs de sport il y a 1 an. C’est comme ça que j’ai repris mon activité dans la photo après 3 ans d’arrêt. Pendant 22 ans, j’ai travaillé pour une boutique en tant que photographe. Je faisais essentiellement de la photo scolaire (80 à 90 établissements). Mais j’ai dû arrêter pendant la période du Covid. J’ai travaillé ailleurs, puis il y a un an, j’ai pris la décision de reprendre la photo !
En août 2023 j’ai racheté tout le matériel : appareil photo, objectifs, éclairages de studio… Dans un premier temps, j’ai voulu reprendre par la photo scolaire. Mais dans mon secteur, un autre photographe est très implanté. C’est compliqué de se faire une place. C’est difficile de faire changer de photographe aux écoles.
Et je me suis dit, pourquoi ne pas me lancer dans les clubs de sport ? Ça m’est venu grâce Ă Instagram, je suis tombĂ© sur des comptes de photographes amĂ©ricains. Ils proposent des photos originales, avec de la fumĂ©e. J’ai trouvĂ© ça drĂ´lement bien et ça m’a donnĂ© envie de me lancer ! J’ai pris pas mal de temps pour obtenir les rĂ©sultats finaux, ça demande de la technique et ça ne s’improvise pas, mĂŞme quand on a fait de la photo pendant un long moment. Il faut apprendre Ă gĂ©rer les Ă©clairages et la fumĂ©e. J’ai remarquĂ© qu’il y avait très peu de monde sur ce marchĂ© des clubs de sport, c’était presque inexistant dans le Loiret.Â
Quelle prestation proposez-vous aux clubs ?
Pour les clubs, je propose une “pochette sport” qui contient simplement la photo individuelle et la photo d’équipe. Cette pochette est Ă un tarif plus avantageux qu’un achat au dĂ©tail. Les parents peuvent aussi acheter des tirages partant du 10×15 jusqu’au 20×30. Je passe par le laboratoire partenaire de Lumys, je propose quelques goodies comme les gourdes ou les mugs, ça marche bien. Après je ne propose pas tout le catalogue : par exemple, je ne propose pas les marques pages, c’est trop scolaire Ă mon goĂ»t. Avant NoĂ«l, je rajoute aussi les calendriers, puis je les enlève au printemps. Les parents prennent ce qu’ils veulent, il n’y a pas de minimum d’achat.

Comment préparez-vous un reportage en club de sport ?
Au premier contact, j’explique tout de suite que je vais avoir besoin de place. Je prĂ©vois mon espace de travail Ă l’avance, près du panier de basket par exemple. Parfois, le temps peut ĂŞtre long entre le premier contact et la prise de vue, le temps de se mettre d’accord sur une date. Le jour-J, j’apporte tout mon matĂ©riel, les Ă©clairages… En termes d’organisation, il n’y a pas grand chose de plus que pour des photos scolaires. Si ce n’est la technique, qui est diffĂ©rente. Je prends les clubs par section : je commence par les photos individuelles puis celle de l’équipe. Pour la gestion de la fumĂ©e, gĂ©nĂ©ralement il y a pleins de volontaires pour m’aider, c’est top. C’est difficile de gĂ©rer la prise de vue et la fumĂ©e en mĂŞme temps, le rĂ©sultat est trop hasardeux.Â
Qu’est ce qui fait la particularitĂ© de ce type de reportage ?Â
La différence est que c’est tout simplement plus sympa à faire que des photos d’école ! Les enfants ont tous envie de faire la photo, ils sont très curieux du résultat avec la fumée. Ils sont même impressionnés, c’est très agréable. Généralement, les enfants comme les adultes se prennent au jeu, c’est super !
Les clubs apprécient-ils votre service de photographe ? Ont-ils envie de renouveler chaque année ?
Pour l’instant, je n’ai qu’une année de pratique dans la photographie de clubs de sport. Mais j’ai déjà commencé à recontacter les clubs avec qui j’ai travaillé l’année dernière. Par exemple, j’ai déjà planifié la date d’un gala pour un club de danse. Dans l’ensemble, ils sont partants pour recommencer. C’est rassurant qu’ils aient envie de collaborer à nouveau. J’avais peur de ne pas retrouver la même régularité que dans la photo scolaire. Mais il ne faut pas oublier que, pour les clubs, les photos, ce n’est que du plus.

Est-ce facile de dĂ©crocher des contrats avec des clubs de sport ? Comment vous y prenez-vous ?Â
Facile, oui et non. Oui, car il n’y a pas de concurrence sur ce marchĂ©. Mais le dĂ©marchage prend quand mĂŞme Ă©normĂ©ment de temps. Ça demande beaucoup d’Ă©nergie et il ne faut pas avoir peur de brĂ»ler du carburant, car se dĂ©placer, c’est bien mieux que par tĂ©lĂ©phone. A mon sens, par tĂ©lĂ©phone, c’est peine perdue. DĂ©crocher des contrats, ça commence par une phase de recherches : numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone, emails, adresses… Et ce n’est pas toujours Ă©vident de trouver ces renseignements sur Internet. Le mieux, c’est de se dĂ©placer directement au club. Et si on tombe sur le prĂ©sident, c’est magnifique ! Moi, quand je dĂ©marche, je viens avec une plaquette pour montrer mon travail. J’apporte aussi des tirages venant directement du laboratoire, pour montrer le rĂ©sultat final. On est toujours très bien accueillis, ils sont plutĂ´t enthousiastes dès le premier abord. Â
Est-ce une activitĂ© rentable ?Â
Le panier moyen est autour de 30 euros, c’est vraiment pas mal. J’aimerai vraiment faire grandir mon entreprise dans cette direction, orientĂ©e vers les clubs de sport. Mais il ne faut pas oublier que c’est quand mĂŞme une activitĂ© contraignante : ça implique de travailler le soir, le mercredi et le weekend. Les photos sont prises pendant les sessions d’entraĂ®nement. Mais pour que ça marche, il faut aussi que le club soit impliquĂ© de son cĂ´tĂ©. Il faut trouver le bon interlocuteur au sein du club, celui qui aura envie de faire avancer le projet. Si le projet n’est pas pris en main, ça complique toute l’organisation. J’ai dĂ©jĂ eu un club oĂą tous les coupons n’avaient pas Ă©tĂ© distribuĂ©s, c’est rageant.Â

Un conseil clé pour un photographe voulant se lancer dans la photographie de clubs de sport ?
Mon conseil c’est de commencer par des petits clubs, surtout pour quelqu’un qui n’a pas l’habitude du rythme de passage des photos. Moi j’ai dĂ©jĂ fait beaucoup de scolaire, donc j’ai l’habitude d’enchaĂ®ner les photos. L’idĂ©al pour dĂ©marrer, c’est de choisir des clubs de proximitĂ©, lĂ oĂą les gens vous connaissent. C’est plus facile pour entrer dans la boucle. Moi, dans ma ville, je connais tout le monde donc ça a Ă©tĂ© plutĂ´t facile. Après j’ai aussi cherchĂ© un peu plus loin, jusqu’à 50 km. Il faut aussi ĂŞtre bon commercial, mĂŞme si c’est un exercice assez compliquĂ©.Â
Que pensez-vous de Lumys Scolaire ?
Je n’ai rien Ă dire, tout me va ! C’est très simple Ă utiliser. Notamment pour le paiement, c’est formidable. Je n’utilise peut-ĂŞtre pas les capacitĂ©s du logiciel Ă 100%, mais pour mon utilisation actuelle, c’est juste parfait.Â
DĂ©couvrez le travail de Bertrand Breton :Â
Instagram : https://www.instagram.com/bertrandbretonphotographe/
Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100094390285667
Site Internet : https://www.bertrandbretonphotographe.com/
Crédits photo : Bertrand Breton