Pour qu’à la fois l’école et le photographe scolaire s’y retrouvent, il est essentiel de se mettre d’accord sur une marge juste pour l’école. Par définition, les responsables d’établissement ne sont pas photographes scolaires. Les aider à mieux comprendre le métier, l’expertise et l’activité concrète d’un photographe scolaire peut leur permettre d’accepter une rémunération évitant toute frustration de part et d’autre.

Nous vous proposons quelques arguments à mettre en avant pour vous aider à négocier une part école qui vous paraîtra équitable.

Être photographe scolaire : un métier, une expertise, une entreprise

Le photographe scolaire est un photographe professionnel.

  • Il a une formation et une expérience de photographe professionnel (portraitiste).
  • Il maîtrise les techniques photographiques (angles de prise de vue, éclairage, réglages…).
  • Il sait traiter et retoucher les photos pour un rendu professionnel.
  • Il utilise un matériel professionnel adapté.

Le photographe scolaire est un spécialiste.

  • Il a une maîtrise de la gestion du temps, il sait calibrer sa prise de vue pour réaliser des photos de qualité en un temps réduit.
  • Il sait gérer un grand nombre d’élèves, les diriger et interagir avec les enfants en fonction de leur âge pour obtenir de beaux portraits et photos de groupe.
  • Il connaît les contraintes et exigences à respecter liées au cadre de la photographie scolaire.
  • Il a l’habitude d’échanger avec les établissements scolaires pour être au plus proches d’eux et comprend leur fonctionnement.
  • Il sait gérer les délais pour la production, le tri et l’expédition, soit une organisation très spécifique liée à la photo scolaire.

Le photographe scolaire est un chef d’entreprise.

Au-delà de la prise de vue et du travail des images, comme toute entreprise :

  • il doit mobiliser les compétences à tous niveaux pour apporter aux établissements un service de qualité (catalogue pour donner le choix, planning, prise de vue, impression, emballage, expédition, service après-vente pour les établissements et les parents…),
  • il doit faire face à la concurrence (rien n’est jamais acquis) tout en maintenant qualité et rentabilité pour pérenniser son activité (il a des revenus mais aussi de nombreux coûts),
  • il doit assurer la gestion administrative et comptable, ce qui est consommateur en temps,
  • il contribue au tissu économique local.

Que devient le chiffre d’affaires des ventes des photos scolaires ?

Quand l’école prend 30%, il y a typiquement uniquement… 10% qui vont dans la poche du photographe scolaire… En fonction de la structure de l’entreprise, cela peut être un peu plus ou un peu moins, mais ces chiffres sont proches de la réalité communément vécue par les photographes scolaires.

Avec un schéma, tout est plus simple à expliquer.

Concrètement, cela signifie que, sur un projet où les commandes des parents génèrent 1000€, il reste 400€ après déduction des charges à partager entre le photographe et l’école. Si la marge école est fixée à 30%, elle prend 300€ et il reste 100€ au photographe pour tout le travail effectué et l’expertise mobilisée. A méditer !

Un nouveau guide pour faire comprendre le métier de photographe scolaire

Nous avons réalisé un nouveau guide permettant de faire mieux comprendre aux établissements ce que suppose le métier de photographe scolaire. Il reprend toutes les explications listées ci-dessus pour une discussion constructive sur la part de chacun entre l’école et le photographe scolaire. À télécharger absolument !

On est là pour vous accompagner ! Et aussi pour vous écouter 😊 Qu’en pensez-vous ? Avez-vous des suggestions pour améliorer encore ce document ?